• LES MINERAIS DES CRIMES  AU CENTRE DES VIOLATIONS DES DROITS HUMAINSDans la logique d’exploiter les ressources naturelles en vue d’accroître l’économie nationale et de surcroît la vie sociale de la population, l’Etat congolais a signé depuis l’indépendance un certain nombre des contrats miniers avec certaines sociétés étrangères dont SOMINKI, SAKIMA, et actuellement BANRO en provinces du Sud-Kivu et du Maniema. Les accords contractés, dans le cas, en territoire de Mwenga, Collectivité-Chefferie de Luhwinja, plus précisément dans la localité de Twangiza, ont obligé l’Etat congolais à procéder à l’expropriation de certaines propriétés privées pour cause d’utilité publique. De ce qui précède, certains autochtones se sont inscrits dans la logique du gouvernement, d’autres s’y sont catégoriquement opposés. D’où la mésentente qui a conduit aux graves violations des droits humains avec comme conséquence la division de la population en deux camps. Certaines personnes ont été victimes des exactions suite à leur appartenance à un camp ou à un autre. Torturées, enlevées, arrêtées, violées et insécurisées, ces personnes se disent payer le tribut des faits qui leur sont étranges. Et pourtant l’article 16 de la constitution congolaise dispose que « la personne humaine est sacrée », que « l’Etat a l’obligation de la respecter et de la protéger » et que « nul ne peut être soumis à un traitement cruel, inhumain ou dégradant… ». L’article 17, alinéa 1, quant à lui, stipule : « la liberté individuelle est garantie. Elle est la règle, la détention l’exception… ».

    La population de Twangiza devrait en principe être compensée suite à l’expropriation de ses terres au profit de la société BANRO. Mais, est-il que cette compensation tarde à venir. Dans cette logique, l’article 34 de la constitution est piétiné car il prévoit que « la propriété privée est sacrée. L’Etat garantit le droit à la propriété individuelle ou collective, acquis conformément à la loi ou à la coutume … Nul ne peut être privé de sa propriété que pour cause d’utilité publique et moyennant une juste et préalable indemnité octroyée dans les conditions fixées par la loi… ».

     Devant cet état des choses, la LDGL a organisé une descente dans la Collectivité-Chefferie de Luhwinja dans le but de faire un état des lieux sur cette situation et procéder à la vérification des allégations des violations des droits humains. La LDGL compte éclairer l’opinion sur ce dossier afin que non seulement des solutions soient envisagées, mais également que les différentes responsabilités soient établies et que les personnes lésées soient remises dans leurs droits. Elle se propose de présenter les faits aux autorités politico-administratives et militaires censées protéger les personnes et leurs biens pour que des solutions durables soient trouvées. Au delà de l’introduction et de la conclusion, le présent rapport d’enquête regorge trois points saillants. Dans un premier temps, nous localiserons la Collectivité-Chefferie de Luhwinja ; ensuite nous aborderons le conflit qui gangrène la Chefferie de Luhwindja et ses conséquences sur les droits humains et, en dernier lieu, nous parlerons du conflit autour du carré minier de Twangiza, conflit caractérisé par l’expropriation et la délocalisation d’une partie de la population par BANRO.

     

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